Derrière les barreaux (suite)

Le vendredi matin, on sentait que l'ambiance était électrique. Buffy courrait partout dans son appartement. Willow allait passer devant le juge, il ne fallait pas être en retard.

« Dawn, pour la quatrième fois réveille-toi on va être en retard... » dit la tueuse en passant devant la porte de la chambre de sa cadette.

Dawn maugréa et fini par se lever.

« Allez bouge-toi! » lui dit sa s½ur.

On sonna à la porte, c'était Alex et Giles.

« Vous êtes prêtes? Kennedy attend en bas avec Faith. Elle va exploser si vous ne vous dépêcher pas. » dit Alex.

« Moi je suis prête mais ma chère s½ur a du mal à sortir de son lit...Normal quand on rentre à 4h du matin... » répondit Buffy.

« Dawn allez, on attend plus que toi!!! » cria Buffy.

« J'arrive, j'avale un verre de lait! » répliqua la jeune fille.

La cadette de Buffy arriva enfin dans l'entrée...

« C'est bon on est partit... » dit-elle en attrapant sa veste...

Willow était dans la voiture de police qui la conduisait au tribunal, elle savait que bientôt elle serait libre, dans quelques heures, elle pourrait sauter dans les bras de Kennedy et annoncer à tout ses amis leurs merveilleuses fiançailles. . .Cependant une dernière crainte l'habitait: et si ça ne suffisait pas? Et si on la condamnait quand même? Elle frissonna à la simple idée qu'on pourrait la séparer des années entières de Kennedy et de ses amis. Willow ne tiendrait pas un jour de plus en prison, bien que Faith ait tenté de lui dire le contraire, la sorcière savait qu'elle n'était pas taillée pour survivre dans cet endroit et elle se demandait comment Faith avait bien pu tenir entre quatre murs alors qu'elle avait tout les moyens du monde de s'évader...La seule bonne chose qui lui avait apporté ce court séjours derrière les barreaux, c'était cette impression de comprendre un peu mieux Faith, de cerner quelque chose d'elle impalpable jusqu'à lors. Par la vitre grillagée du véhicule Willow vit le tribunal se dessiner à quelques mètres, la fin du cauchemar approchait. . .

« Pourquoi elle n'est pas encore là? » demanda Kennedy nerveuse.

« Ne t'inquiète pas, j'ai vu la voiture de police arriver en allant mettre des pièce dans l'horodateur.. » dit Alex.

Willow apparut dans le boxe des accusées, elle envoya un sourire à ses amis, ils le lui rendirent.

« Mesdames et Messieurs : la cour... » annonça un policier.

Tout le monde se leva, Willow droite comme un I ne quittait pas les jurés des yeux.
La juge ainsi que le reste de la cour s'installèrent, les charges furent annoncées et l'audience commença, l'accusation en était resté aux aveux complets, au témoignages du chauffeur, au propos de Willow à propos d'Amy. L'avocat de la sorcière écoutait sans rien dire avec un petit sourire sur les lèvres, il avait plus d'un tour dans son sac et son confrère se débrouillait comme un débutant...

« La parole est à la défense. . . » dit la juge.

« J'appelle à la barre Melle Willow Rosenberg; » dit-il.

Willow alla prêter serment.

« Melle Rosenberg, vous confirmez que vous et Melle Madison étiez loin d'être amies? » demanda-t-il.

« Oui, Amy...Enfin Melle Madison m'a causé pas mal de problème, elle a eu une très mauvaise influence sur moi. Je ne voulais plus rien à voir a faire avec elle. Je dois bien dire que j'avais beaucoup de ranc½ur envers elle. » répondit Willow.

« Avez-vous une idée de pourquoi elle voulait vous voir? » demanda l'avocat.

« Non et je n'ai pas voulu le savoir, tout ce que je voulais c'était rentrer chez moi passer la soirée de la St Valentin avec ma compagne. Je ne tenais pas à l'écouter... » dit la sorcière.

« Mais vous admettez l'avoir giflé? » ajouta l'avocat.

« Oui, puisque les mots ne semblaient pas la convaincre de me laisser tranquille, je lui ais fait comprendre plus clairement. » dit Willow.

L'avocat se tourna vers les jurés.

« Voyez-vous, cette jeune femme admet sans difficulté détester Melle Madison, l'avoir giflé et elle ne l'a jamais caché à la police sachant très bien que ce genre de propos pourrait être prit comme un mobile. Si elle n'était pas innocente, elle ne révèlerait pas ça avec autant de facilité. » dit l'avocat.

« J'en ais terminé avec Melle Rosenberg...J'appelle à la barre l'Inspecteur Erik Rider. » ajouta-t-il alors.

« Pouvez-vous nous raconter comment s'est déroulé l'interrogatoire? » demanda l'avocat.

« Melle Rosenberg répondait très franchement à nos question malgré le fait qu'elle avait peur. Mon collègue s'est servit d'info trouver sur elle pour mener l'interrogatoire, il lui a notamment parlé du terrible meurtre de sa précédente petite amie en insistant là où ça faisait mal. Melle Rosenberg s'est mit à pleurer, il a continué et après 5h d'interrogatoire, elle a craqué, elle a avoué. Je pense sincèrement que c'était pour qu'il arrête de lui parler de sa défunte petite amie. Elle était à bout. » répondit l'inspecteur.

En disant ça, il regardait son collègue et ami qui le fusillait du regard ainsi que Buffy qui lui lançait un regard plein de gratitude.

« Messieurs et Mesdames les jurés, on a extorqué ses aveux à ma cliente, on l'a poussé à bout en touchant à ce qu'elle a de plus douloureux dans sa vie. Pendant des heures et des heures on a remué le couteau dans la plaie...Qui d'entre nous n'aurait pas craqué et avoué n'importe quoi pour que tout s'arrête? » plaida l'avocat.

Un murmure se répandit parmi les jurés...

« Pour dernier témoin j'appellerais Kevin Farell. » dit l'avocat.

Le témoin prêta serment.

« Mr Farell racontez à la cour ce que vous avez vu ce soir-là... » dit-il.

« J'étais sur mon balcon, en train de fumer une cigarette en attendant que mon poulet finisse de cuire au four. En bas de chez moi, j'ai vu deux jeunes femmes se disputer. L'une était Melle Rosenberg, elle avait l'air très en colère et a giflé l'autre avant de s'en aller. Il était 19h35 car mon four a sonné, j'ai vu Melle Rosenberg descendre la rue d'un pas pressé et l'autre qui la regardait debout sur le trottoir. Melle Rosenberg a disparut au coin de la rue et je suis rentré sortir mon poulet. » raconta le témoin.

« Et voilà la dernière preuve d'innocence de ma cliente, quand elle a quitté la victime après l'avoir giflé, elle était bien vivante. Ce qui veut dire que la jeune femme que vous voyez dans le boxe a passé près de deux semaines en prison pour rien et que le véritable assassin court toujours parce qu'un policier croyant tenir le parfait coupable a poussé une jeune femme fragile aux aveux...Messieurs et mesdames les jurés la décision est a présent entre vos mains...Enverrez-vous cette jeune femme en prison? »

Il arrêta sa plaidoirie là, et le juge signala la suspension de l'audience pour les délibérations. L'avocat discutait avec Willow, il était très confiant. . .

« Mesdames et Messieurs, la cour... » annonça à nouveau un agent.

Les personnes présente se levèrent alors.

« Je vais demander au président des jurés de se lever et de nous faire part des délibérations. » dit la juge.

« En son âme et conscience, les jurés ont déclaré à l'unanimité Melle Rosenberg non coupable de meurtre sur Amy Madison. Elle est acquittée. »

Des hourras secouèrent la salle, le gang était fou de joie, Willow pleurait tout en affichant un large sourire. Kennedy la fixait les yeux humides. . .

********************
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# Posté le jeudi 15 juin 2006 11:43

Derrière les barreaux (fin)

A la sortie du tribunal, le gang suivit la voiture de police jusqu'à la prison où Willow allait chercher ses affaires. Quand elle repassa le grand portail son sac à la main et qu'elle vit Kennedy à côté de la voiture, elle lâcha le sac et courut se jeter dans ses bras. La tueuse la serra contre et la souleva de terre, elle était si heureuse de la retrouver. Willow sauta aussi au cou de ses amis, elle s'arrêta devant Faith qui lui dit:

« Les effusions très peu pour moi mais je suis très contente que tu sois dehors la rouquine... »

La tueuse avait un petit sourire en coin.

« Merci Faith...Merci pour tout ce que tu m'a dit... » répondit la sorcière.

Faith remonta dans sa voiture et dit à Willow avant de démarrer:

« Tu sais quoi la rouquine? Tout ce que j'ai dis, je le pensais. . . »

Faith lança à Buffy:

« On se retrouve au centre B! »

La tueuse blonde hocha la tête et Faith démarra en trombe.

« Si on quittait cet endroit, je ne pense pas que Will ait envie de s'éterniser ici... » dit Alex.

« Alex a tout a fait raison, je veux m'en aller loin d'ici et si possible, rayer ces deux dernières semaines de mon existence. . . Alors plus vite on s'en ira mieux ce sera. . . » répondit Willow.

Quand ils arrivèrent en bas de l'immeuble, Buffy prit Kennedy a part. . .

« Tu nous la garde chez vous jusqu'à ce soir. . . On va lui faire une surprise. » dit la blonde.

« Pas de problème, je sais même comment je vais faire. . . » répondit Kennedy avec un petit sourire.

« Kennedy, que Willow soit lesbienne ne m'a jamais dérangé mais pitié j'ai pas besoin des détails. . . » répondit la tueuse.

Kennedy retourna vers Willow qui discutait avec Giles.

« Je suis vraiment très content de te savoir dehors. . . » dit-il.

« Je suis aussi soulagée d'être sortie, et j'ai très hâte de retrouver mes dossiers en cours. . . » dit la petite sorcière.

« Pense à te reposer un peu aussi. . .Tu as eu deux semaines pas facile. . . » ajouta l'observateur sur un ton très paternel.

« Justement, il vaut mieux que je me remette au travail le plu vite possible. . . Ça m'aidera à ne plus y penser. . . » répondit Willow.

Alors qu'elle disait cela, les images de l'agression de la bibliothèque lui revinrent. Elle baissa les yeux, pour ne pas que Giles remarque que ça n'allait plus.

« Willow tu es sûre que ça va??? Qu'est-ce qui t'arrive tout d'un coup? » demanda Giles.

« Rien, je suis un peu fatigué. . . Le contrecoup certainement. . . » mentit la sorcière.

Kennedy passa ses bras autour de la taille de Willow et posa son menton sur son épaule.

« Dis mon amour, ce n'est pas que je veuille t'interrompre mais tu as peut-être envie de manger de la vraie nourriture non? » dit la tueuse.

Willow mit un temps avant de comprendre ce que cette histoire de nourriture venait faire là, soudain elle comprit, c'était l'un des codes qu'elles avaient mise au point pour pouvoir communiquer sans être comprises des autres. Au temps où Tara vivait encore, Willow n'avait pas se problème, elle dialoguait avec son amour de sorcière par télépathie. Mais avec Kennedy, il avait fallu trouver autre chose. . .

« Oui, j'ai une faim de loup. . . » répondit Willow.

La sorcière salua Giles et elles montèrent avec Kennedy sans demander leur reste. Arrivées devant la porte de l'appartement, la tueuse l'ouvrit puis elle souleva Willow dans ses bras pour entrer.

« Mais qu'est-ce que tu fais? » demanda la sorcière étonnée.

« Ben tu vois, je répète pour le jour J. . . » dit Kennedy en riant.

Willow rit avec elle, la sorcière était si heureuse de rentrer enfin chez elle, deux semaines loin de sa petite amie, de ses amis, de son chez elle c'était beaucoup trop, surtout quand il s'agit d'être enfermé derrière les barreaux.
Kennedy referma la porte avec son pied et emmena Willow toujours dans ses bras jusque dans leur chambre. La sorcière avait niché sa tête dans le cou de la tueuse. Celle-ci la déposa sur le lit. . .

« Tu m'a manqué. . . » dit Willow en s'asseyant en tailleur.

Kennedy enleva sa veste et s'assit en face de sa compagne la regardant en silence.

« Qu'est-ce qu'il y a? » demanda Willow au bout d'un moment.

« J'admire simplement l'ange assit en face de moi et dont on m'a privé pendant trop longtemps. . . » répondit la tueuse.

La petite rousse eût un tout petit sourire en coin qui fit littéralement fondre Kennedy. La tueuse replaça une mèche de cheveux derrière l'oreille de Willow, en profitant au passage pour lui caresser la joue. La sorcière ferma les yeux pour savourer le contact de la main de Kennedy sur son visage,cela lui avait tant manqué. . .La tueuse se mit à genoux en face de Willow et passa ses bras autour de son cou. . . Le c½ur de la sorcière se mit à battre la chamade, elle posa ses mains sur les hanches de Kennedy. La petite brune regarda Willow droit dans les yeux et se pencha vers elle pour l'embrasser. Ce fut un baiser à la fois tendre et passionné, à la hauteur de leur retrouvailles. Willow ne dit rien quand elle sentit Kennedy défaire les bouton de la chemisette qu'elle portait, elle frissonna juste quand elle sentit la main de sa compagne effleurer sa poitrine.

« Surtout si tu n'es pas prête, dis le moi. . . Je comprendrais. . . » dit Kennedy.

« Non vas-y, fais moi oublier tout ça. . . » répondit Willow au creux de l'oreille de la tueuse.

La petite brune ôta tout doucement son corsage à Willow puis l'embrassa dans le cou tendrement. La sorcière rejeta sa tête en arrière, elle raffolait de cela. Déplaçant tout doucement ses baiser, Kennedy en profita pour faire glisser tout doucement les bretelles du soutien-gorge de Willow puis pour le lui dégrafé, elle l'envoya voler quelque part dans la pièce. Les yeux fermés, la sorcière se sentit partir tout doucement vers le paradis. . .

****************************


Quand Willow se réveilla, elle s'aperçut qu'elle était seule dans le lit, elle attrapa une chemise qui traînait. Constatant qu'elle était trop grande pour elle, la sorcière en déduisit elle appartenait à Kennedy. Elle remonta le col de la chemise pour respirer le parfum de sa compagne. Retrouver ces sensations étaient tellement agréable. . .

« Kennedy??? » appela Willow en arrivant dans le salon.

Pas de réponse, seul le silence régnait. La petite rousse aperçut soudain le petit mot sur la table. . .

« Je suis descendu chez Buffy. . .Rejoins nous quand tu seras réveillée. Je t'aime. Kenny. »

Willow alla prendre une douche et se prépara avant de descendre retrouver ses amis. Quand elle arriva à l'étage du dessous, elle trouva la porte de l'appartement de Buffy légèrement entrouverte. Inquiète, la sorcière commença à psalmodier quelque chose.

« Je conjure les forces de la déesse de me protéger, de me donner sa force. . . »

Elle poussa tout doucement la porte, un silence de mort régnait dans l'appartement. Les rideaux du salon étaient fermés, soudain il s'ouvrirent brusquement, et la sorcière entendit un ch½ur de voix s'écrier:

« Surprise. . . »

Willow leva la tête et aperçut la banderole: « Bienvenue chez toi Will. . . ». La petite rousse esquissa un large sourire avant d'ajouter.

« Bande d'idiot vous m'avez fichu la frousse. . . »

« Désolée, on voulait juste te faire une belle surprise. » dit Kennedy avec un petit sourire.

« Parce que tu étais dans le coup. . .J'aurais dû m'en douter. . . » dit Willow.

« Allez, on arrête la parlotte, que la fête commence. . . » dit Alex

Dawn appuya sur la télécommande de la chaîne hi-fi et la musique se mit en route. Willow suivait le rythme de la tête quand soudain, la musique changea. La sorcière reconnu la chanson, c'était « Uchained Melody », la musique du film ghost. Un film qu'elle et Kennedy aimait plus que tout. La tueuse s'approcha et tendit la main vers la sorcière qui la saisit. Elle eût juste le temps de fourrer sa part de gâteau dans les mains de Buffy. Kennedy emmena Willow au milieu du salon et passa ses bras autour de son cou.

« Oh, oh my love
Oh my darling
I've hungered for your touch
A long and lonely time »


La sorcière passa ses bras autour de la taille de Kennedy et se colla contre elle posant son menton sur son épaule. La petite rousse ferma les yeux et profita de l'immense bien être que lui procurait ce moment. Peu importait que tout ses amis soient dans la pièce. Quand la musique s'arrêta, les deux jeunes femmes restèrent un moment l'une contre l'autre et Kennedy glissa à l'oreille de Willow:

« Tant qu'on y est, on pourrait peut-être leur dire. . . »

Sans voir son visage, la tueuse su que Willow affichait un immense sourire.
« Oui, on devrait leur dire. . . » répondit la petite rousse.

Elles retournèrent vers leurs amis, Willow saisit sa coupe de champagne et tapa dessus avec sa petite cuillère pour attirer l'attention du gang.

« Excusez-moi de vous interrompre mais je voudrais profiter de cette petite fête pour vous annoncer quelque chose. »

Willow sentait que tout le monde était suspendu à ses lèvres.

« Kennedy et moi sommes fiancées et cet été nous irons nous marier en Angleterre. Et bien sûr vous êtes tous invités. » annonça la petite sorcière.

« Félicitation Willow. » dit Giles avec une bienveillance paternelle.

Buffy posa sa propre coupe de champagne et alla serrer sa meilleure amie dans ses bras.

« Bravo Will. . .Je suis très heureuse pour toi. . . » dit-elle tout bas.

Alex serra à son tour sa meilleure amie contre lui.

« Je vous souhaite de partager des bassines de bonheur tout rose. » dit-il.

« Je crois qu'on est bien partie. . . » répondit Willow.

Le gang trinqua à cette jolie nouvelle et fit la fête une bonne partie de la nuit. . .



FIN

# Posté le jeudi 15 juin 2006 11:42

La veillée

La veillée...



Ce qu'il se passe entre le moment où Giles soigne Buffy dans Sans défense et la dernière scène de l'épisode dans la cuisine Summers. . .


Travers viens de prendre la porte sous les menaces de Buffy, la tueuse tremble encore après la soirée éprouvante qu'elle vient de passer. A côté d'elle sur la table se trouve un récipient avec de l'eau chaude et un linge baigne dedans. La petite blonde les yeux rivés sur la porte que vient de passer Quentin Travers, saisit le linge pour se l'appliquer sur le front. Elle tressaille à cause de la douleur. . .
Giles regarde Buffy, il se sent atrocement coupable, c'est de sa faute si sa tueuse en est là, si elle souffre. Il l'a trahit de la pire des manières, il a abusé de sa confiance et il lui a mentit. Il se dégoûte, comment lui qui aime tant Buffy a-t-il pu lui faire ça? Quentin à bien raison, il aime sa tueuse plus qu'il ne le devrait. Mais qui résisterait devant la frimousse d'ange de cette petite blonde? Certainement pas lui, il aime sa tueuse comme si elle était son enfant et pour elle, il serait prêt à tout même à sacrifier son métier.
L'observateur s'approche et s'accroupit face à Buffy saisissant le linge mouillé et le passant sur la blessure de Buffy. Le silence règne dans la bibliothèque, l'observateur et la tueuse se regarde tout simplement. Un regard lourd de sens. . .

« Aïe. . . » laisse-t-elle échapper.

« Pardon. . . » dit-il.

« C'est rien, ça va aller. . . J'en ai vu d'autres. . . » répond la tueuse en essayant de prendre un air détaché.

Sa voix tremble encore, elle est toujours sous le choc. Buffy se sent horriblement fatiguée et faible, elle voudrait se terrer dans un coin et ne plus en sortir avant que ses pouvoirs ne lui revienne. Ce soir elle a eu peur, ce soir elle a eût mal. La tueuse regarde Giles dans les yeux, elle y lit de la culpabilité et une incroyable tristesse. Giles vient de perdre son emploi d'observateur, ce qui comptait le plus pour lui.

« Je suis désolée que ça se termine comme ça. . . » dit-elle.

« Ne t'excuses pas, tu n'y ais pour rien. Je ne regrette pas d'avoir désobéit. J'ai fais ce qu'il y avait de mieux à faire. . . J'aurais simplement dû le faire plus tôt. . . » répond-t-il.

« Je sais que ça comptait énormément pour vous. . . Être observateur c'est votre vie, comme être tueuse pour moi. . . Vous avez vu à quoi je ressemble sans mes pouvoirs? Alors j'imagine aisément ce que vous allez devenir sans le métier que vous aimez. » dit Buffy.

« Buffy, la seule chose qui compte c'est que tu sois saine et sauve. . .Le reste m'importe peu. En acceptant d'être ton observateur, j'ai promis de te protéger et j'ai failli en acceptant de te faire endurer cette cruelle épreuve. Je préfère avoir perdu mon emploi et que tu ailles bien, plutôt que d'avoir été jusqu'au bout et de t'avoir conduite à la mort. . .Et de toute façon je reste bibliothécaire, on continuera à se voir. . . » explique-t-il.

« Je vais avoir un autre observateur? » demande Buffy.

« Oui, d'ici quelques jours. . . » répond Giles.

L'observateur se relève et s'éloigne pour aller changer l'eau du récipient.

« Je n'en veux pas d'autre. . . C'est vous que je veux. . . » dit la tueuse tout bas.

Giles l'a entendu mais il fait comme si de rien était. Buffy croise ses bras et pose sa tête dessus, elle ferme les yeux. Quand l'observateur revient, il trouve sa tueuse endormit. Il la regarde une minute en souriant tendrement. Il n'a pas le c½ur à la réveiller, alors il retourne dans son bureau et déplie le petit lit de camp qui se trouve dans un placard. Puis il retourne dans la bibliothèque, soulève Buffy toujours endormie sur sa chaise et tout doucement sans la réveiller, la dépose sur le lit de camps. La tueuse bouge un peu, Giles pense alors qu'elle va se réveiller mais non. Il sort alors une couverture et couvre Buffy avec. La tueuse est paisible, partit au pays des rêves, le seul endroit où elle peut avoir un peu de tranquillité. Sauf quand elle a des prémonitions ou qu'elle fait d'horrible cauchemars.
L'observateur sent la fatigue le prendre, il décide alors de se faire un thé, il ne veux pas dormir, il a beau être épuisé, il n'y arrivera pas. Il repense à ce que Buffy a subit ces derniers jours, au mensonge qu'il lui a raconté. Il a regardé sa tueuse souffrir sans rien dire. . . Il a fallu que les choses tournent mal, pour qu'il se décide à faire son choix. Le Conseil ou Buffy. Il avait choisit, sa tueuse comptait plus que tout, il l'aimait trop pour la laisser souffrir une minute de plus. Un bruit le sort de ses pensées, quelqu'un est entré dans la bibliothèque.

« Bonsoir Giles. . . » dit Angel.

« Bonsoir. . . » répond Giles.

Le ton de l'observateur est très froid mais celui d'Angel n'est pas beaucoup plus chaleureux.

« Est-ce que. . . Est-ce que Buffy est là? » demande-t-il.

« Oui, elle dort. . .Elle a eu une journée assez éprouvante. » répond l'anglais.

« La faute à qui. . . » lâche Angel.

Giles tressaute, ce meurtrier ne va quand même pas lui donner de leçon?

« Qui es-tu pour me juger? Et puis comment tu es au courant? » dit Giles d'un ton sec.

« Je le sais c'est tout. . . Je ne vous juge pas. . .Je remarque simplement que vous l'avez trahit, elle tenait à vous, elle vous faisait confiance et vous lui avez mentit. » répond Angel.

« Et je m'en veux assez sans avoir besoin qu'on vienne me le rappeler. » rétorque Giles.

« J'ai le souvenir d'avoir fait des choses horribles dans ma vie. . .Mais ce n'est pas vraiment moi qui les ais faites. Vous, c'est quoi votre excuse pour avoir trahit Buffy? » demanda le vampire.

« J'ai obéit aux ordres jusqu'au moment où j'ai compris à quel point je faisais fausse route. » dit l'observateur.

« Giles, si vous aimiez vraiment Buffy, jamais vous n'auriez accepter de lui faire ça. Vous auriez dit non tout net. » objecte Angel.

« Comment peux tu savoir ce que je ressens pour elle, toi qui a oublié ce que c'était d'avoir une âme pendant un siècle? J'aime Buffy plus que tu ne peux l'imaginer, je l'aime comme si elle était ma fille. . . Je sais que je lui ais fait du mal et je m'en veux au moins autant que ton âme te torture. Joyce et Buffy ont faillit mourir à cause de moi, j'en ais conscience alors je n'ai aucun besoin que tu viennes jouer les donneurs de leçons. » répond Giles en haussant le ton.

« Giles est-ce que vous avez vu son regard??? J'ai passé la nuit d'hier à la rassurer, à l'écouter se demander ce qu'allait être sa vie sans ses pouvoirs. A l'écouter se demander si ses amis, vous et moi allions encore l'aimer malgré le fait qu'elle ne soit plus que Buffy Summers. Je l'ai sentit trembler et pleurer dans mes bras pendant des heures. Vous imaginez ce qu'elle a subit???? » s'énerve à son tour à Angel.

« Je sais!!!!! Si tu crois que l'entendre me dire que je ne suis qu'un traître, ou la voir me jeter des objets à la figure ne m'a pas suffit, tu te trompe. Je sais que ce que je lui ais fait est innommable, j'ai abusé de sa confiance et je l'ai trahis. Et à l'heure qu'il est je me dégoûte alors je n'ai pas besoin que tu viennes me rappeler combien je lui ais fait du mal. » rétorque l'observateur.

Du bureau, Buffy entend des éclats de voix, inquiète pour son observateur, elle se lève d'un bond. Elle songe à se précipiter dans la bibliothèque mais elle reconnaît la voix d'Angel. Elle écoute alors attentivement:

« Vous aurez de la chance si elle vous pardonne. . . » dit la vampire.

« J'en suis conscient et je ferais tout pour lui prouver qu'elle peut me faire confiance à nouveau. . . Angel, rien ne me fait plus de mal que d'imaginer qu'elle pourrait m'en vouloir. Je l'aime comme ma fille et si je pouvais retourner en arrière, je ne ferais pas la même erreur. Si tu savais ce que ça m'a fait mal de voir dans ses yeux que je la dégoûtais. » répond l'observateur.

Buffy est très touché par ce qu'elle vient d'entendre, pourtant elle apparaît sur la pas de la porte et dit d'un ton ferme et sans appel:

« Vous ne voulez pas non plus en arriver aux mains??? »

Les deux hommes s'immobilisent et regarde la petite blonde. La tueuse a les bras croisé et le regard noir.

« On dirait deux gamins à la maternelle. . . »

La tueuse se tourne vers le vampire:

« C'est gentil à toi de vouloir m'aidez mais je peux régler mes comptes seule. » dit-elle.

Elle se tourne à présent vers Giles:

« Est-ce que vous pourriez me ramener chez moi? »

« Bien sûr. . . » répond Giles.

Buffy s'approche d'Angel et se glisse dans ses bras.

« On se voit demain? » demande-t-elle.

« Bien sûr, tu viens à la maison? » répond le vampire.

« Oui, bonne nuit. . . » dit la tueuse.

« Bonne nuit. . . » dit Angel.

Le vampire l'embrasse tendrement avant de s'en aller. Elle le regarde partir, quand elle se retourne, Giles est là. Il a mit sa veste et il a les clés de sa voiture dans la main.

« Après vous. . . » dit la tueuse.

Le chemin entre la bibliothèque et la maison de Buffy se fait dans le silence, ni l'un ni l'autre n'ose parler. Giles se gare devant la maison de la tueuse. Elle s'apprête à descendre, avant d'ouvrir la porte, elle se tourne vers son observateur et lui dit:

« J'ai entendu ce que vous avez dit à Angel. . . »

Giles se raidit. Buffy ouvre la portière et sort, elle se tourne à nouveau vers Giles et ajoute:

« Je vous pardonne Giles. . . »

Elle claque la portière et marche jusque chez elle sans se retourner. Giles la regarde s'éloigner et disparaître derrière la porte avant de redémarrer et de s'en aller dans la nuit noire. . .


FIN
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# Posté le samedi 10 juin 2006 18:49

Et un jour...

Et un jour...



Cette fic est une songfic. Elle concerne Angel et Buffy. La chanson utilisé est « Et un jour une femme » chantée par Florant Pagny. Cette fic se passe en saison 3, juste après Sans Défense.



Angel est seul chez lui, il vient juste de rentrer alors que dehors le jour se lève. Il vient de quitter Buffy après une nuit à patrouiller ensemble, les au revoir ont été tendres et difficiles comme à chaque fois. Alors que le soleil débutait sa course dans le ciel, Angel lui commençait tout juste à traverser l'enfer comme tout les jours quand il était condamné à rester enfermé chez lui pendant que Buffy vaquait à ses activités de jeune fille. Allongé sur son lit, il essaye de trouver le sommeil bien qu'il n'en ait techniquement pas besoin, c'est pour lui une manière comme une autre de passer le temps et d'oublier la créature qu'il est.

D'avoir passé des nuits blanches à rêver
Ce que les contes de fées vous laissent imaginer
D'avoir perdu son enfance dans la rue
Des illusions déçues passer inaperçu


En ce moment, dès qu'il ferme les yeux, Angel revoit sa vie défiler. Les années passées à être un vaurien, un ivrogne plus occupé à être de tout les mauvais coup qu'a trouvé un travail honnête. Coureur de jupon invétéré, il enchaînait les conquêtes, les histoires sans lendemain lors de nuit de beuverie à la taverne du village où il vivait. C'est cette vie de débauche qui l'avait conduit à devenir un monstre. Il se rappellerait pour l'éternité de ce soir où le destin avait décidé de faire de lui la pire des créatures foulant la terre. Il n'oublierait jamais non plus tout les crimes qu'il avait commis, la mort qu'il avait semé sur son passage comme on semait les grains au printemps. Il aurait aussi à jamais gravé dans sa mémoire, les années qui suivirent le jour où les bohémiens l'avaient maudit. Tout ces remords, tout ce dégoût de lui-même qu'il s'était mit à éprouver, cette envie de se planter lui-même un pieu dans le c½ur pour que tout s'arrête.

D'être tombé plus bas que la poussière
et à la terre entière
En vouloir puis se taire
D'avoir laissé jusqu'à sa dignité
Sans plus rien demander
qu'on vienne vous achever


Il avait errer des années en marge des hommes, en marges des vampires. Il n'appartenait plus à aucun monde. Il était juste une loque qui se nourrissait de rats dans la bas-fonds de Los Angeles avant qu'on ne lui redonne une chance. . . Le type qui était venu le voir ne payait pas de mine, il avait la tchatche, avait l'air de savoir ce qu'il faisait. Au jour d'aujourd'hui Angel ne comprenait toujours pas pourquoi il avait accepté d'aller au rendez-vous fixé par ce drôle de numéro. Tout ce qu'il savait c'est qu'il ne le regrettait pas, si il avait refusé, il ne l'aurait jamais vu ELLE. Cette petite blonde au cheveux long et belle comme le jour qui lui avait volé son c½ur sans même le savoir. La tradition les voulait ennemis, le destin avait voulu qu'il en tombe amoureux fou au premier regard. Angel avait alors accepté d'aider cette jeune fille, la tueuse sans hésiter une seconde. Il serait derrière elle, toujours, comme une ombre bienveillante et protectrice. Et c'est ce qu'il avait fait, la suivant à Sunnydale pour l'épauler dans sa nouvelle vie.
Il frissonna repensant à son premier face à face avec Buffy, pour la première fois depuis de très longue années, il avait sentit une étrange chaleur parcourir son corps glacé de mort-vivant.

Et un jour une femme
dont le regard vous frôle
Vous porte sur ses épaules
Comme elle porte le monde


Buffy même au courant de ce qu'il était avait choisit de marcher à ses côtés sur la même route, l'aidant à porter sa culpabilité, sa haine de lui-même et lui permettant lorsqu'elle se glissait dans ses bras de se sentir homme. Elle était la lueur d'espoir dans le tunnel de douleur qu'il traversait depuis près d'un siècle.

Et jusqu'à bout de force
Recouvre de son écorce
Vos plaies les plus profondes


Elle avait tout accepté de son passé, elle l'avait écouté raconter ce qu'il avait fait subir à Drusilla par exemple. Et jamais elle ne l'avait jugé, jamais elle ne lui avait jeté de regard dégoûté. Dans les yeux de la tueuse quand elle le regardait, il n'y avait que de l'amour, rien que cela. Et à chaque fois qu'elle glissait sa main dans la sienne ou qu'elle se faufilait entre ses bras, elle lui apportait dans de douceur et d'affection qu'il en oubliait ce que souffrir signifiait.

Puis un jour une femme
Met sa main dans la votre
Pour vous parler d'un autre
Parce qu'elle porte le monde


Buffy croyait en lui, elle l'avait aidé lorsqu'il était revenu des Enfers, il était pire qu'une bête sauvage mais elle était resté près de lui, elle lui apportait du sang, l'aidait à se nourrir. Elle était là quand il se réveillait en hurlant la nuit parce qu'il venait de revoir les horribles crimes qu'il avait commis sous les traits d'Angélus. Elle caressait sa joue pour le calmer, elle lui murmurait que tout irait bien et qu'elle était là pour lui, qu'elle ne le laisserait pas tomber. Et en plus de ça, elle jouait la comédie auprès de ses amis et chassait le mal. Elle avait d'énormes responsabilités pour son jeune âge, elle était bien plus mature que n'importe quelle autre jeune fille de presque 18 ans. Cherchant dans ses souvenirs, il se rendit compte que jamais il n'avait considéré Buffy comme une adolescente, il l'avait toujours vu comme une femme. Pourtant, elle n'avait que 16 ans lorsqu'ils s'étaient rencontré. La seule fois où Buffy avait eu le comportement de l'ado typique c'était un an auparavant, au retour des vacances d'été.


Angel serra les dents machinalement en revoyant en pensée, Buffy se frotter à Alex au Bronze. Il avait serré les poings ce soir là pour ne pas céder à la tentation de refaire le portrait du jeune homme, non seulement pour satisfaire une envie purement masculine qui était l'envie de montrer que Buffy était sa chasse gardée mais aussi pour venger Willow. Il ne la connaissait pas bien pourtant mais il la trouvait charmante et adorable, son regard triste en voyant le manège de Buffy avec Alex, avait suffit pour augmenter son degré de colère considérablement.
Allongé sur son lit, ses traits se détendirent à nouveau lorsque la suite des évènements lui revint en mémoire. Les yeux fermés, il revoyait Buffy s'effondrer en larmes dans ses bras après avoir détruit les ossements du maître. Il n'oublierait jamais la sensation qu'il avait ressentit lorsque Buffy s'était blottie tout contre lui. Si il avait été vivant son c½ur aurait fait des bonds dans sa poitrine. . .

Et jusqu'au bout d'elle même
Vous prouve qu'elle vous aime
Par l'amour qu'elle inonde


Il s'était levé car le sommeil ne venait pas. Pieds nus il déambulait dans le grand manoir. Quand il passa à côté de la porte arrière, celle qui donnait sur la colline, un certain vague à l'âme le saisit. Il y avait quelques temps de cela, la tueuse était venu l'empêcher de faire la bêtise de sa vie: hanté par le souvenir de ses victimes, il avait voulu se suicider. N'ayant pas la force de se planter un pieu dans le c½ur, il était monté au sommet de la colline pour regarder la ville sous les étoiles et attendre le lever du jour pour trouver enfin la paix . Buffy était arrivée, elle avait tout tenté pour le dissuader de faire ça, il revit les larmes envahir son visage lorsqu'elle lui avait dit à quel point elle l'aimait et à quel point le voir mourir encore une fois lui ferait du mal. Elle avait promis de se battre avec lui, main dans la main. De l'aider à être fort et à surmonter ses remords et sa souffrance. C'était la neige aussi qui l'avait sauvé, les nuages qui couvraient le ciel empêchaient les rayons du soleil de passer et avait laissé le temps à Angel de rentrer se mettre à l'abris avec Buffy. Elle était resté avec lui jusqu'à ce qu'il trouve le sommeil, lui déposant un baiser sur le front en lui promettant de revenir le soir même. Et elle avait tenue sa promesse, elle était revenue.

Jour après jour vous redonne confiance
De toute sa patience
Vous remet debout
Trouver en soi un avenir peut-être
Et surtout l'envie d'être
ce qu'elle attend de vous


C'est pour elle qu'il trouvait chaque jour la force de se battre, de vivre avec sa culpabilité. Il voulait être aussi fort qu'elle, il voulait être à la hauteur de cet extraordinaire petit bout de femme qui lui donnait tout son amour et son soutien sans condition. Il voulait être l'homme de ses rêves, l'homme de sa vie, il voulait qu'elle ne manque de rien malgré les restrictions imposées par la malédiction. Il avait désormais une seconde raison de se battre hormis celle d'obtenir un jour sa rédemption. Cette autre raison, c'était elle, il voulait qu'elle soit fière de lui, essayer de la soulager un peu du poids qu'elle portait. Buffy essayait de toujours se montrer forte, de faire comme si elle avait le contrôle sur tout. La seule fois où il l'avait vraiment vu perdue, et faible c'était il y avait à peine quelques jours lorsqu'elle avait perdu ses pouvoirs. Il ne l'avait jamais vu dans un tel état avant: elle avait peur, elle craignait de n'être que Buffy, 18 ans, élève de première au lycée de Sunnydale. Elle redoutait que ses amis ne l'abandonne, de perdre l'affection de Giles, et que lui ne l'aime plus. Angel lui avait alors avoué qu'il l'avait aimé avant qu'elle ne soit la tueuse, pour lui prouver à quel point il l'aimait pour ce qu'elle était et pas pour ce qu'elle représentait et à quel point elle avait changé sa vie sans qu'elle le sache.

Et un jour une femme
dont le regard vous frôle
Vous porte sur ses épaules
Comme elle porte le monde
Et jusqu'à bout de force
Recouvre de son écorce
Vos plaies les plus profondes


Il lui avait raconté comment on avait fait de lui son ange gardien et comment au final il finissait par ne plus savoir qui était l'ange gardien de l'autre. Angel avait avoué combien il tenait à elle et combien il lui était reconnaissant d'être à ses côtés.

Et un jour une femme
Met sa main dans la votre
Pour vous parler d'un autre
Parce qu'elle porte le monde
Et jusqu'au bout d'elle même
Vous prouve qu'elle vous aime


Le vampire retourna vers son lit, il saisit le livre sur la table de chevet et l'ouvrit. A l'intérieur en guise de marque page, il y avait une photo de Buffy.

Et un jour une femme
Dont le regard vous touche
Porte jusqu'à sa bouche
Le front d'un petit monde
Et jusqu'au bout de soi
Lui donne tout ce qu'elle a
Chaque pas chaque seconde
Et jusqu'au bout du monde
Jusqu'au bout du monde


Il la contempla longtemps, repensant à ce rêve étrange qu'il faisait souvent. Il ne savait pas comment mais il se trouvait dans une chambre avec Buffy allongée dans un lit et tenant dans ses bras un bébé. La tueuse souriant, le lui déposait dans les bras, en disant qu'il était son fils et qu'il se prénommait Liam.
C'est pour cela qu'Angel se battait, pour qu'un jour ce rêve devienne réalité, pour qu'un jour ce sourire radieux apparaissent sur le visage de Buffy. Il se battrait aussi longtemps qu'il le faudrait. . .
Angel referma le livre, s'allongea à nouveau déposant la photo sur son torse avant de fermer les yeux. Il pensa une dernière fois à Buffy et à tout ce qu'il ferait pour elle. Pour celle qu'il aimait il irait n'importe où pour peu qu'elle soit avec lui.

Jusqu'au bout du monde
Parce qu'elle porte le monde



FIN
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# Posté le vendredi 09 juin 2006 11:42

La leçon de cuisine...

La leçon de cuisine...




Ce samedi après-midi là, il pleuvait des cordes. L'orage grondait et une minute dehors suffisait à finir complètement trempé. Willow et Kennedy avait décidé de dédier cette après-midi à une leçon de cuisine. En effet, la tueuse avait beaucoup de qualité mais elle ne savait absolument pas cuisiner et elle voulait apprendre. La sorcière qui ne se débrouillait pas trop mal selon ses amis avait gentiment accepté de donner un petit cours à sa compagne. . .

« On va faire simple, comme ce soir on va chez Buffy dîner, on va faire des crêpes. C'est pas très compliqué et pas trop long a faire. Pour commencer c'est très bien. » dit Willow.

« Ok, on commence par quoi? » demanda la tueuse.

« Une bonne cuisinière doit avoir sous la main, tout ses ustensiles et ses ingrédients. . . Donc on commence par sortir tout ce qu'il nous faut... » dit la sorcière.

Kennedy s'occupa du matériel, Willow des ingrédients.

« Ok, maintenant que tout est là, on peut commencer. . .Alors étape un tu mets la farine dans le saladier. » dit la petite rousse.

La tueuse saisit le paquet de farine et versa consciencieusement la farine dans le saladier.

« Super, étape deux: les ½ufs, tu les casses au bord du saladier en évitant de mettre des petits morceau de coquille sinon, ça va faire crac sous la dent. . . » expliqua Willow.

La tueuse eût un petit rire lorsque sa compagne prononça cette phrase, elle s'appliqua a bien casser les ½ufs.

« Parfait, étape trois le lait! » dit Willow en tendant à Kennedy la brique de lait.

La jeune femme s'en saisit et commença verser le lait tout en remuant comme Willow le lui avait dit.

« Et voilà maintenant on laisse reposer. . . » dit la sorcière.

« Déjà? C'est allé vite. . . » dit Kennedy qui aurait aimé que ce petit moment dure plus longtemps.

« Tu voulais qu'on fasse simple, on a fait simple. » dit Willow.

La sorcière trempa son doigt dans la pâte, elle adorait ça, mais avant qu'elle n'ait pu le porter à sa bouche, Kennedy le mit dans la sienne.
« Hmmm, c'est bon. . . » dit la tueuse.

Willow fixa sa compagne le regard troublé, elle sentait sous son doigt le piercing de Kennedy. La tueuse qui avait toujours le doigt de Willow entre ses lèvres, lui envoya un petit sourire et un regard qui était clairement un invitation à ne pas s'arrêter là. Willow ôta son doigt, et se tourna un instant pour ranger, les ½ufs. Si les évènements tournaient comme elle le sentait, valait mieux qu'ils soient rangés. Kennedy profita des deux minutes d'inattention de la sorcière pour boire une gorgée de lait à la brique. Quand la sorcière se retourna, elle s'aperçut que Kennedy avait une petite moustache blanche au dessus de la lèvre supérieure. Elle eût un petit rire, ce petit rire qui avait le don de faire chavirer le c½ur de la tueuse.

« Qu'est-ce qui te fait rire? » demanda Kennedy.

« Toi. . . Regarde. . . » dit Willow en se poussant légèrement.

La tueuse aperçut son reflet dans la vitre du fou, elle rit à son tour. . .

« Pour la discrétion, c'est raté. » dit-elle.

« Oui mais ça n'empêche que tu es très sexy comme ça. » répliqua la petite rousse un sourire en coin.

« Ah vraiment? Prouve-le moi. . . » rétorqua la tueuse d'une voix sensuelle.

Willow s'approcha tout près de Kennedy, passant ses bras autour de sa taille. Leurs visages n'étaient plus qu'a quelques centimètres l'un de l'autre. Elles pouvaient sentir le souffle de l'autre sur leur peau.

« Tu es prête? » dit Willow tout bas.

Kennedy hocha la tête, ses grands yeux marron plongés dans les deux prunelles vertes et brillantes de la sorcière. Elle se sentait comme envoûtée par Willow et c'était toujours comme ça. La petite rousse se pencha vers Kennedy et l'embrassa tendrement, puis le baiser devint plus passionné, elles se serraient dans les bras l'une de l'autre comme si elles voulaient ne faire qu'une. Willow sentit Kennedy défaire lentement les boutons de son corsage, les battements de son c½ur s'accélérèrent alors au rythme de la progression des doigts de la tueuse. La brune adorait sentir l'emprise qu'elle avait sur sa compagne, savoir que d'un seul geste, elle pouvait faire trembler la sorcière. Celle-ci d'ailleurs ne restait pas inactive, Kennedy portait une chemise ample et Willow s'attelait à en défaire aussi les boutons. Sentant que la tueuse avait presque déboutonné tout le corsage, elle accéléra un peu, afin que le moment où leur peau entreraient en contact arrive plus vite.
La chemise et le corsage touchèrent le sol au même moment, leur chute était aussi synchrone que les gestes tendres des deux jeunes femmes. Kennedy recula vers le plan de travail tout en tenant toujours Willow par la taille d'une main. De l'autre, elle dégagea sans ménagement tout ce qui se trouvait là: la farine et le lait se répandirent au sol. Willow avait eu bien raison de mettre le saladier et les ½ufs ailleurs.

« Comment tu savais? » murmura Kennedy en repensant aux précautions prise par sa compagne quelques minutes auparavant.

« Je te connais par c½ur c'est tout. . . » répondit Willow.

La Tueuse souleva la sorcière de terre et l'allongea sur le plan de travail avant de monter dessus a son tour. A quatre pattes au dessus de Willow, Kennedy la détaillait de haut en bas du regard, admirant ses formes encore cachées sous un soutien-gorge couleur pêche et un jean. Même hors de vue, Kennedy pouvait les visualiser tant elle les connaissait par c½ur. Le corps de la sorcière n'ayant plus aucun secret pour elle. Le regard voilé de désir, Willow attendait que Kennedy prenne les commandes et l'emmène dans leur paradis commun. La petite brune entreprit de goûter la moindre petite parcelle de peau autour du nombril de sa petite amie. Quand ses lèvres touchèrent le ventre de Willow, celle-ci se cambra légèrement sous l'excitation. La peau de la sorcière était douce et sucrée et Kennedy profitait au maximum de ce divin moment. Willow sous les baisers de Kennedy franchissait déjà le portail d'un autre monde, un monde fait de douceur, de plaisir, d'excitation et de désir et cela ne faisait que commencer. La tueuse cessa un moment ses baiser pour regarder sa compagne dans les yeux.

« Je t'en prie, ne t'arrête pas. . . » implora tout bas Willow.

Un sourire au coin des lèvres, Kennedy reprit là où elle en était déplaçant a présent ses baiser au niveau de la poitrine de la sorcière. Tout en la couvrant de baiser, la tueuse libéra la poitrine de Willow du soutien-gorge qui la retenait prisonnière. La petite rousse frissonna en sentant les tendres baiser de Kennedy. D'un geste rapide et agile, la tueuse fit aussi sauter le bouton du jean de la sorcière, Willow se cambra cette fois-ci plus violemment en sentant la main de sa compagne à l'intérieur. Les gémissements exquis et suave de la petite rousse poussait Kennedy à continuer sans relâche. Satisfaire Willow était sa priorité. Rapidement, le reste des vêtements qui séparaient les deux jeunes femmes l'une de l'autre volèrent à travers la cuisine. Plus rien n'entravait à présent leur désir et leur plaisir. Leurs mains valsait sur leurs corps comme celles d'un musicien sur un piano. Prise dans le tourbillon du plaisir et des sentiments, rien ne pouvait plus les interrompre. Une bombe pouvait exploser, la terre pouvait bien trembler rien ne les empêcherait d'atteindre la crête de cette immense vague qui grondait en elles. Kennedy avait l'impression que Willow l'emmenait faire un tour parmi les étoiles, elle ne distinguait plus si sa compagne avait mêlé la magie à leurs étreinte ou non, c'était tellement exceptionnel, qu'elle n'avait même pas envie de se poser la question. Elle voulait profiter tout simplement. Savourer la sensation de se fondre en Willow pour ne plus jamais se séparer. Si la sorcière utilisait la magie, Kennedy avait elle aussi une arme très efficace pour emmener Willow au paradis. Une arme dont elle savait se servir à la perfection. La petite boule de métal au bout de sa langue faisait à Willow l'effet d'une bombe. La tueuse jouait de cet atout avec habileté et parcimonie, elle savait jusqu'où elle pouvait aller pour rendre la sorcière complètement folle de désir et de plaisir. Cette fois-là n'échappait pas à la règle et Willow ne savait pas comment Kennedy faisait pour rendre la chose encore meilleure à chaque fois, c'était toujours des sensations différentes et qui lui procuraient à chaque fois encore plus de plaisir.
Elles atteignirent le sommet de la vague en même temps et la laissèrent déferler sur elle d'une manière absolument synchrone jusque dans les soupirs de plaisir qu'elles lâchèrent.

Blottie contre Kennedy, Willow jeta un coup d'½il circulaire dans la pièce. Elles avaient transformer la cuisine en un véritable champs de bataille et leurs vêtement tombés dans le lait et la farine étaient bon pour un tour à la machine. La tueuse déposa un baiser sur l'épaule de la sorcière lui signifiant qu'elle ne serait pas contre un nouveau voyage dans les cieux. La petite rousse se tourna vers elle et dit:

« Ma chérie, je repartirais bien avec toi une fois de plus mais. . . »

Elle désigna l'horloge de la tête, Kennedy compris.

« Mais il est 18h45, les crêpes ne sont pas faites et on a rendez-vous chez Buffy dans un quart d'heure. » termina la tueuse.

« Tu as tout compris mon amour. » dit Willow.

« Ok, je me retiens mais en rentrant je te saute dessus et je te dévore de baiser. » répliqua Kennedy.

« Autant que tu voudras, je serais toute à toi. . . » répondit Willow avec un sourire angélique.



FIN

# Posté le mercredi 07 juin 2006 20:58